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La soupe du roi
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Jeudi, 22 Décembre 2011 21:09 |
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Laurence fut à mes cotés durant presque un an à la distribution de la soupe populaire royaliste "La Soupe du Roi" à Montparnasse.Elle fut d'une aide appréciable et je profite de l'occasion pour la remercier ici.Son texte est intéressant pour le regard que nous devons apporter sur la solitude et la misère morale qui mine notre société et nos frères dans le besoin...La société de consommation occidentale en apportant la satisfaction superficielle matérialiste détruit dans le temps la cohésion sociale et ce qui faisait avant, notre vie communautaire...Merci laurence pour ton texte à méditer.
Frédéric Winkler

Une policière face à la solitude des oubliés Une jeune policière municipale exerçant en banlieue parisienne témoigne sur la rencontre quotidienne des isolés, des oubliés, des exclus. Au-delà de la mission de contact ou de prise en charge attendue d’elle et de ses collègues, elle dépeint ces vies broyées ou défaites qui, à ses yeux de chrétienne, sont autant d’interpellations et d’invitations à l’humanité dont le Christ s’est fait modèle et défenseur.
Les ingrédients de la solitude subie Le thème de la solitude nous invite à la réflexion, car il est une expérience partagée par la plupart d’entre nous : tout un chacun a pu en effet expérimenter dans sa vie, sur des périodes de temps plus ou moins longues, des moments de solitude, variables dans la durée ou l’intensité ; de même l’idée de l’autre seul peut suffire à réactiver chez certains, plusieurs types d’angoisse.
On peut se référer à l’article fondamental de Winnicott sur « la capacité d’être seul » rappelant que l’aptitude d’un enfant à être seul en présence de quelqu’un (sa mère dans le meilleur des cas), est un phénomène de base à partir duquel s’élabore la solitude des premiers moments. L’analyse étymologique de la notion quant à elle, permet à travers le terme « solitudo » d’accéder au sens de : lieu désert, vie isolée, état d’abandon. La racine « sol » renvoyant en effet à l’idée d’absence, de manque. A côté d’une solitude choisie, refuge et retraite en cas de besoin, ce qui est ici envisagé particulièrement est une solitude passive, contrainte et subie. Pour illustrer cette réflexion : une expérience quotidienne de gardien de police municipale qui a permis de rencontrer des cas de solitaires et en nous positionnant par rapport à ces personnes, de vivre un certain niveau de solidarité.
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Mercredi, 30 Décembre 2009 13:15 |
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Une journée d’Yvon Denissofils
Yvon Denissofils est Sdf à Paris. Comme les autres jours, il a commencé sa journée ce mercredi-là en s’extrayant de son duvet Il a roulé les deux couettes qui lui ont permis d’avoir bien chaud et les a soigneusement cachées derrière la porte d’un garage qui lui sert de chambre à coucher. Il a plié les cartons de son matelas et les a rangés dans l’encoignure pour être certain de les retrouver ce soir. Puis il est aller dans la supérette du boulevard Raspail, juste à côté de la pharmacie pour y déguster un café bien chaud qui lui a coûté soixante centimes . C’est deux fois moins cher ou presque qu’au distributeur de la gare pour un café qui de plus est bien meilleur.
Un peu d’eau fraîche sur le visage au toilettes de la salle des pas perdus, et en route vers les trois ou quatre boulangeries du secteur pour une quête de pain ou de viennoiseries de la veille. Les vendeuses sont gentilles et lui en réservent assez souvent. Il va prendre son journal ( gratuit ) sur l’esplanade, le parcourt rapidement pour arriver invariablement à la même conclusion tout les jours : « il n’y a rien là-dedans, rien que de la pub »
Juste le temps de passer par l’Armée du Salut pour trouver de meilleures chaussures et voici déjà que l’estomac sonne midi. Le mieux est de manger sur place à moins que d’aller aux resto du cœur, c’est du pareil au même. Pas terrible.
Après manger, et vu le temps, le mieux pour Yvon Denissofils est d’aller voir à la mairie de Paris pour y quémander une place de cinéma. Ils en donnent presque toujours si on ne vient pas trop tard. Au moins, là on a chaud et on peut attendre tranquillement l’heure de la Soupe du Roi . Yvon est sur place dès 18 heures et rencontre Pascal et Alain qui sont de vieux habitués. Tout trois guettent la voiture blanche de Paul dans laquelle la marmite bien chaude fume et sent bon. Les jeunes gens, des « royalistes », sont déjà arrivés avec Fredéric et vite, ils dressent les tréteaux et la table, mettre la nappe et coupent le pain. On va se régaler et en plus, à la Soupe du Roi, il y a toujours du rab, des œufs durs et du fromage qu’on peut emporter pour demain matin.
Il est bientôt 21 heures, Yvon quitte l’esplanade et va traîner du côté du Franprix qui ferme pour trouver quelques cartons neufs qui lui serviront de matelas en remplacement de ceux qu’il a cachés mais qui commencent à s’écraser. Or un carton écrasé ne vaut plus rien, il n’isole plus du froid du sol. Il récupère ses couettes bien cachées et se glisse derrière la porte du garage, s’enroule dans son duvet et ses couettes. Bonne nuit. Paul Turbier (qui a lu naguère Soljenytsine )
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Dimanche, 21 Décembre 2008 21:53 |
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 Un mercredi sur deux, esplanade de la Gare Montparnasse à Paris nous nous retrouvons : soit devant, entre la Gare et la Patinoire, selon la place, ou soit entre le Manège et le Kiosque de 19h à 20h30 - 21h.
Des royalistes et catholiques apportent un repas complet chaud, fabrication " maison " à ceux qui ont faim, mais aussi une écoute et si possible une solution pour les petites misères etc. Les vêtements chauds, sur-vestes, anoraks, pulls, pantalons, sur vêtements, sous vêtements, écharpes, bonnets, gants, chaussettes, chaussures, duvets, couvertures, tout ce dont on a besoin lorsque l’on dort dehors sont les bienvenus pour nos amis du bitume. Marie-Laure 06 08 80 53 66 Pour assurer ce service à la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ, et par devoir à l'égard des pauvres, nous avons besoin de votre soutien, de votre aide, de vos adhésions, de vos dons, chèques à nous faire parvenir à : Association Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades 15 avenue de la Gare 78690 LES ESSARTS LE ROI. 01.34.84.85.45 / 06.82.44.10.83 ou Paul 01 34 86 36 61 / 06 50 29 27 26 Pour un virement, les coordonnées sont les suivantes : CRCA LES ESSARTS LE ROI , Banque 18206, guichet 00089, n° de compte 509 445 4 001 , n° IBAN FR76 1820 6000 8950 9445 5400 182, BIC AGRIFRPP882. " Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades " vous en seront reconnaissants. Les dons par chèque ou par virement bénéficient de la réduction d’impôt de 66%. Un reçu fiscal vous sera envoyé pour votre déclaration d’impôt. N'hésitez pas à vous engagez dans cette oeuvre charitable à l'égart des pauvres, surtout à une époque ou l'appauvrissement de la France et le règne de l'argent, contrôlé par une minorité qui impose tout, se fait de plus en plus ressentir... Contactez les responsables :
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